Journée ordinaire dans une vie ordinaire. Et pourtant. Cette semaine, je me suis rendue à la fuck pour rapporter toute la paperasse pour mon stage. Et sur qui je tombe ? Je vous le donne en mille,
mon directeur de promo :
« Bonjour, sa va ? »
« Plutôt bien, et vous ? »
« Assez, je viens juste de terminer de corriger tous les dossiers, et j'ai d'ailleurs terminé par le vôtre... »
« ... Et sa vous a laissé une bonne impression ? »
« Voyez par vous-même... »
...
Regard vers le panneau d'affichage... Et là, je ne peux en croire mes yeux.
...
« Naaaaaan ?! » (Regard interloqué d'une poule ayant découvert son reflet)
« Eh bien si ! » (Sourire paternel)
« OH MON DIEU ! » (Expression typique d'une athée voyant un miracle s'étant produit sous ses yeux)
« C'est la première fois que je mets vingt sur vingt à une élève de première année. Mes félicitations, c'est un excellent travail. » (LA tape sur l'épaule)
...
Et je ne me souviens plus très bien de la suite... La vérité, c'est que j'ai jamais aimé les compliments, et d'autant plus quand ils sont sincères : ça a tendance à me mettre très mal à l'aise, je ne sais jamais quoi répondre à part balbutier un « merci » ou pratiquer l'autodérision, et je n'aime pas susciter un quelconque sentiment d'envie voire de jalousie
(Parano, moi ? Du tout...). Mais comment vous dire qu'à ce moment là, je me fichais du regard que les autres pouvaient porter sur moi
(en même temps, y avait personne, gné), comment vous dire qu'à cet instant précis, ce n'était pas seulement de la fierté qui faisait battre mon c½ur, mais avant tout
le bonheur d'avoir enfin acquis la reconnaissance de quelqu'un ?
[J'en aurais presque chialé, tiens]
J'ai enfin lu le chef-d'½uvre de
Manu Larcenet, les trois tomes de son
Combat Ordinaire. Sa faisait un moment que ça me trottait dans la tête... Et je ne suis pas déçue, loin de là. C'est quelque chose de profondément humain qui vous cogne à l'âme... Et tellement simple à la fois... C'aurait pu s'appeller
Une Vie.
Marco, c'est moi, c'est vous, c'est un petit gars sans histoire qui se cherche toujours sans vraiment se trouver.
Marco, c'est un homme qui a besoin des autres pour pouvoir vivre, et parfois faire des changements, la peur au ventre... C'est magnifique. Mais j'en parle mal. Je ne sais pas parler des autres. Voyez par vous-même, vous comprendrez...
[Irréversible de Gaspard Noé, c'est de la merde en pellicule. Et moi, les scènes de viol qui durent 10 minutes, je m'en passe volontiers, merci.]
Et
Marion a appelé. Elle va bien. Elle passera sans doute ici fin août. J'suis heureuse. On a évoqué les souvenirs d'Ardèche, sans eau ni gaz, et ceux d'Angleterre, entre les sandwiches dégueus au beurre de cacahuète/concombre et la découverte de la fascination et la pratique macabres d'une amie pour l'automutilation... C'était fun.
[Elle me manque]
Image by : Domas
Modèle : Vous avez déjà eu ce sentiment de vous sentir moins que rien ?
Young-Wuk Cho: The Last Waltz ♪