Les visages s'effilochent, les adieux sont faits.
Mon stage est fini.
C'est triste, ce sentiment de solitude et d'inutilité soudain.
Je reverrai plus ma p'tite bande préférée.
Ils m'ont fait un cadeau.
Ca m'a vraiment touchée.
Sa me manque déjà...
Pas l'temps d'être triste, j'attaque les cuisines mercredi...
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En attendant, un extrait. Le plus beau de tous.
Percolateur Blues :
CYRIL: Je m'habituerai à ne pas te trouver jolie et à vouloir t'aimer quand même, puisque j'ai ton intuition nichée en moi,
l'intuition que c'est toi, le bout de mon voyage.Je crois que c'est toi.
T'es vraiment pas épaisse.
Le dernier soir, on fera l'amour et j'aurai tellement peur de te faire mal que je te ferai mal et tu ne m'en voudras même pas, tu diras:
SOFIA: Je t'aime mon petit chou.CYRIL: Je surprendrai sur la peau glabre de ton petit corps les déplacements de mon ombre, l'ombre de ma zone telle qu'elle est, un peu zone, je n'aurai pas peur de moi, j'aurai tellement peur de te faire du mal que je n'aurai plus peur pour moi, je trouverai ton corps banal, je le trouverai à disposition, mon désir prendra toutes les permissions, mettra les tabous à la mer, ton corps me semblera si commun que les choses les plus osées auront le goût de l'eau plate,
c'est pas si mal d'être ordinaire je penserai en déplaçant mon ombre pour qu'elle se superpose à la tienne, c'est pas si mal.
SOFIA: Tu me feras un enfant?
CYRIL: Oui.
J'imagine sa tête, la tête de ce gamin si c'est de toi qu'il sort, je me dis: il n'aura jamais la place.
Sauf si c'est un nain. J'aurai peur que tu me fasses un nain.
Mais je me tairai.
Oui, je répondrai,
on fera un petit.Je ne veux pas te faire de mal.
Je ne veux plus penser.
Je n'ai pas d'histoire, mais j'ai une histoire.
Avec une fille ordinaire.
Me la couler douce.
Mon destin ce n'est peut-être pas autre chose que cela.
Mon envergure à moi, c'est d'aimer un moineau qui m'aime d'un amour d'aigle.
Allez, j'ai de la chance.
Je trouverai bien un job dans le coin.
Je trouverai bien le moyen de ne pas me foutre en l'air sur un coup de blues.
Arrête de penser Cyril, je me dis.
Je vais mourir de toute façon.
De toute façon, il y a la mort.
Arrête de penser.
Laisse venir,
ta petite capitulation.
Pix by: Ma gueule.
Modèle: Tentative d'autoportrait en miroir... J'ai vraiment une sale gueule là-dessus.Fusion: Experimental Second Birth ♪